Les relations entre l’Algérie et le Portugal se sont « beaucoup intensifiées » ces dernières années, notamment au plan économique, a indiqué, lundi à Alger, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la République du Portugal, Luis Filipe Marques Amado.

« Dans le cadre des relations bilatérales, qui se sont intensifiées beaucoup ces dernières années, j’ai pu transmettre au président Bouteflika notre volonté de continuer à travailler avec l’Algérie et avec son gouvernement dans le développement de ces relations », a déclaré M. Amado à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat.
« Les relations économiques se sont beaucoup intensifiées grâce à la confiance qu’on a été capable de générer entre nos institutions, nos gouvernements et nos sociétés », a-t-il dit, exprimant le souhait de son pays à continuer, dans cette perspective, à savoir travailler de manière « très proche » avec les autorités algériennes.

Le chef de la diplomatie portugaise a indiqué, par ailleurs, avoir eu le privilège d’écouter la vision du président Bouteflika des problèmes du monde, « en particulier dans une époque importante de transformations historiques dans la région et dans le monde arabe ». Il a ajouté que ces transformations « affectent naturellement les relations stratégiques et de longue date entre l’Occident, en particulier l’Europe, et cette région du monde ».

« J’ai souligné, plusieurs fois, que probablement nous sommes dans une phase de grands défis historiques, probablement le plus grand après la Deuxième Guerre mondiale, et seulement comparable à la chute du mur de Berlin et à la chute de l’empire soviétique ». Dans ce cadre, M. Amado a souligné la nécessité de générer une atmosphère de coopération et de dialogue entre les deux rives de la Méditerranée « si nous voulons maîtriser toutes les situations qui se développent dans les relations stratégiques entre l’Europe et le monde arabe ». Le responsable portugais a affirmé, par ailleurs, que chaque pays a sa spécificité historique et politique et que les situations « ne sont pas comparables ».

Concernant le cas de l’Algérie, il a indiqué que le pays « a fait sa trajectoire politique, particulièrement, durant la dernière décennie, qui le différencie beaucoup d’autres situations de proximité dans la région qui n’ont pas osé faire les réformes nécessaires pour adapter les systèmes politiques à une réalité qui change très vite ». « Aujourd’hui, les plus grands défis des hommes politiques c’est d’être à la mesure de la dimension des attentes des nouvelles générations et des sociétés, de s’adapter et d’agir vite par rapport aux mutations de l’environnement économique, stratégique et politique », a-t-il souligné.

« Je crois que l’Algérie a fait son travail et continue à le faire pour s’adapter le plus vite possible à des changements qui sont là et dont les réponses sont incontournables aujourd’hui », a-t-il ajouté, mettant en exergue les mesures prises par l’Algérie aux plans politique, économique et social.

 

APS