Le médiateur algérien, Lakhdar Brahimi a annoncé ce mercredi 24 octobre au Caire avoir obtenu l’accord du régime et de responsables rebelles sur une trêve pour l’Aïd al-Adha, à partir de vendredi, en Syrie où les affrontements font rage.

Les deux partis impliqués ont chacun de son coté nuancé cette annonce, le régime syrien affirmé dans un bref communiqué des Affaires étrangères ne pas avoir pris de « décision finale » sur l’arrêt des opérations jusqu’à « demain jeudi » et les rebelles affirment qu’ils ne se plieraient à la trêve que « si les troupes cessaient en premier les hostilités.

M. Brahimi a en outre indiqué que la plupart des responsables de la rébellion qu’il avait contactés, avaient de leur côté, accepté son appel à la trêve.

« En cas de succès de cette initiative modeste, on pourra mettre en place un cessez-le-feu d’une plus longue durée et lancer un processus politique », a déclaré M. Brahimi, à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi.

Si les combats s’arrêtent entre soldats et rebelles durant la fête de l’Aïd, il s’agira du premier cessez-le-feu respecté dans le conflit qui secoue la Syrie depuis 19 mois faisant état de 34.000 morts et le bilan continu de s’alourdir, dépassant quotidiennement la centaine de morts.

De son coté, l’Algérie a lancé un appel pour ramener le calme et privilégier le dialogue entre les deux partis impliqués pour que les civils ne subissent plus plus de dommage.

Après que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, ait accusé Moscou d’armer son allié le président Assad, le chef d’état-major russe, le général Nikolaï Makarov, estimaient, mercredi, que les rebelles utilisaient des lance-missiles de fabrication américaine Stinger.

Se préparant malgré tout à un éventuel arrêt durable des violences, l’ONU a annoncé travailler sur un projet de force de maintien de la paix. Mais il doit être approuvé par les 15 membres du Conseil de sécurité, profondément divisés, Moscou et Pékin protégeant leur allié syrien en utilisant leur veto.

Face à la poursuite des violences en Syrie, qui compte 1,2 million de déplacés selon l’ONU, le Programme alimentaire mondial (PAM) a envoyé une aide alimentaire à 1,5 million de personnes, contre 850.000 le mois précédent, estimant que « la situation s’aggrave » notamment à l’approche de l’hiver.

A.C

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