Le Ministre de la pêche et des ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, a indiqué, aujourd’hui, à Alger, en marge d’une exposition des réalisations du secteur depuis l’indépendance, que le premier défi du secteur «c’est d’arriver à préserver les emplois et améliorer ses performances et la productivité de ses différents intervenants pour mieux valoriser les investissements consentis», alors que le second «c’est d’avoir une autre source d’approvisionnement pour satisfaire la demande du marché en croissance continue tout en préservant la ressource existante».

Le discours contraste avec la réalité du secteur dans un marché proposant des produits qui deviennent de plus en plus inaccessibles pour le commun des mortels. Aujourd’hui, dans certains marchés de la capitale, notamment à Ain Benian, à l’Ouest d’Alger, qui dispose pourtant d’un port de pêche, la sardine a été proposée au prix de 600 dinars. Le prix a varié entre 400 et 600 dinars dans quelques autres marchés algérois. Ce qui est assez cher pour une bourse moyenne.

Le prix de la sardine en Algérie est, ainsi, plus cher qu’en Europe où pourtant le niveau de vie est beaucoup plus élevé. Cet aliment était considéré, dans un passé pas trop lointain, comme étant celui du peuple. La sardine était à la portée de tous. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Son prix a presque atteint celui de la crevette. Pour plus d’un, les produits de la mer reste un marché foncièrement dominé par les spéculateurs. C’est ce qui fait que les prix sont, presque tout au long de l’année, très élevés. Si, auparavant, les autres poissons étaient un luxe, aujourd’hui, même la sardine l’est devenue.

Elyas Nour

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