Pas moins de 5 000 personnes condamnées ont été graciées par le président de la République à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance.

Le ministère de la Justice vient ainsi détailler la décision de grâce présidentielle. Selon l’APS, le ministre a souligné dans une déclaration à la presse en marge d’une cérémonie de distinction des prisonniers admis à l’examen du baccalauréat session juin 2013 qu’environ 5 000 prisonniers seront touchés par les mesures de grâce annoncées par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de la fête de l’indépendance (5 juillet).

Il a rappelé à cette occasion que les mesures de grâce présidentielle avaient touchées en 2012 environ 40 000 prisonniers, soulignant que parmi ces derniers 800 prisonniers ont récidivé. La presse d’aujourd’hui a fait état d’un détenu libéré qui aurait commis un viol sur une mineure dans la région de Tipaza. D’autres cas similaires ont été signalés dans d’autres régions du pays.

Gracier des détenus est devenu une tradition à chaque fête nationale ou religieuse. La décision est du seul ressort du président de la République. Sous la pression populaire, le chef de l’Etat a dérogé à cette règle une seule fois depuis son arrivée au pouvoir. C’était lors d’une fête religieuse en 2011. Certains défenseurs des droits de l’Homme mettent également en cause les conditions de détention des prisonniers. Les centres de détention ou de rééducation (appellation officielle), sont saturés, d’où le besoin de décréter des grâces.

E. W.