Le mariage de raison est la voie que la majorité des Algériens et Algériennes privilégient lorsqu’ils, ou elles, envisagent de fonder une famille. C’est le constat que dresse une enquête universitaire réalisée par le média Social Mag, un site internet alimenté et conçu par des universitaires qui publient leurs travaux de recherches et enquêtes sur les différents aspects de la société algérienne.

Et à l’occasion d’une enquête portant sur le mariage en Algérie, des universitaires ont décrypté les réponses d’un échantillon représentatif de 1.117 personnes appartenant à différents milieux sociaux et à différentes wilayas d’Algérie (Alger, Blida, Médea, Djelfa, Laghouat), explique notre source. Plus de 59 % de ces personnes questionnées habitent dans un milieu urbain et plus de 50 % de cet échantillon, sont des femmes. Les résultats de cette enquête indiquent clairement que le  « mariage de raison » constitue « la voie largement dominante par laquelle se fonde la famille dans notre société ». Preuve en est, pas moins de 65,24 % personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont reconnu qu’ils ont fait un mariage de raison. En revanche, « le mariage d’amour en représente 30,90 % et l’ensemble des autres voies, y compris les annonces sur Internet représente moins de 4 % », nous apprend encore l’équipe de chercheurs de Social Mag. D’un autre côté, dans 52 % des cas de mariage de raison, ce sont les parents qui prennent l’initiative de chercher une femme à leurs fils. Dans 22 % des cas, ce sont les parents qui suggèrent leurs filles à d’autres familles considérées comme « de potentiels alliées » en arguant que leurs progénitures sont des « filles de bonne famille ».

Enfin, s’agissant du mariage d’amour, « c’est-à-dire un mariage librement consenti avec quelqu’un que l’on a connu soi-même et avec qui la décision de se marier a été prise », pour reprendre la définition des chercheurs auteurs de cette enquête, il a été remarqué, là aussi, une « forte domination du milieu familial ». Cela signifie que le cercle familial « reste le cadre le plus courant pour rencontrer l’âme sœur ». D’ailleurs, 51,88% des personnes interrogées déclarent avoir rencontré leur conjoint au sein du milieu familial.

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