Iran Mohammad Ali Jafari

Alors qu’une intervention occidentale en Syrie est imminente, Bachar Al-Assad hausse le ton et prévient qu’il ne se laissera pas faire.

Se dirige-t-on vers un massacre de grande ampleur en Syrie ? En tout cas, Bachar Al-Assad semble déterminé à ne pas céder du terrain. Le président syrien est très serein quant aux résultats d’une confrontation de ses troupes avec les armées occidentales. selon le quotidien libanais Al-Akhbar, il est même sûr de sortir vainqueur.

Depuis le début de la crise, vous le savez, nous attendons le moment où notre véritable ennemi se révélera, aurait-il déclaré devant des responsables syriens. Je sais que votre moral est bon et que vous êtes prêts à faire face à toute agression et à préserver la patrie.

Une confiance réaffirmée à la mi-journée devant une délégation yéménite. Bachar Al-Assad prévient à demi-mot que tout intervention occidentale se soldera pas une boucherie, non seulement en Syrie, mais aussi dans les pays frontaliers :

La Syrie se défendra contre toute agression et les menaces ne font qu’accroître son attachement à ses principes et à son indépendance. La Syrie, avec son peuple qui résiste et sa valeureuse armée, est déterminée à éradiquer le terrorisme soutenu par Israël et les pays occidentaux afin de servir leurs desseins qui sont la division de la région, le morcellement et la soumission de ses peuples. Le peuple est garant de la victoire et c’est ce qui se passe en Syrie.

L’évocation d’Israël n’est pas anodine. Bachar Al-Assad sait que c’est là le talon d’Achille de l’Occident. D’ailleurs, l’Iran a immédiatement renchéri par la voix de Mohammad Ali Jafari, commandant des Gardiens de la révolution. Ce dernier estime dans une interview à l’agence iranienne Tasnim qu’une intervention militaire américaine contre la Syrie entraînerait « la destruction à brève échéance » d’Israël :

La Syrie se transformera en un champ de bataille plus dangereux et plus meurtrier que ne le fut la guerre du Vietnam. En fait, la Syrie deviendra le deuxième Vietnam des États-Unis.

L’Iran, à l’unisson de Bachar Al-Assad, impute aux insurgés l’attaque chimique présumée du 21 août en périphérie de Damas. D’autres sources les attribuent à Maher Al-Assad, frère du président syrien.

Israël pour sa part s’est défendu de toute implication, même si des sources militaires affirment que le gouvernement hébreu a formé des commandos rebelles syriens. Mais le président israélien Shimon Peres n’exclut rien :

Israël n’est pas, et n’a jamais été, impliqué dans les combats en Syrie, mais si quiconque essaie de nous blesser, nous répliquerons de toute notre force.