Paludisme en Algérie
Paludisme en Algérie

En une du quotidien national El Watan, le 12 août 2013, des chiffres affolants sur la propagation du paludisme dans le sud de l’Algérie. Des chiffres exagérés selon le ministère de la santé qui n’a recensé « que » 38 cas.

Le titre d’El Watan est alarmant : « Les spécialistes qualifient ce chiffre de record historique. 800 cas de paludisme à Tamanrasset. » Un titre mis en exergue, en une, reposant sur des « statistiques, arrêtées au 31 décembre 2012, (qui) font mention de 806 cas. » Seul lien avec ces derniers jours, le spécialise interrogé y expliquait que les cas augmentent généralement au mois d’août. Un constat qui se vérifie avec les chiffres de l’année dernière.

Le ministère de la santé a rapidement réagit à cette annonce inquiétante, et a fait parvenir un démenti à la rédaction du quotidien francophone, où il rappelle que le programme de lutte contre le paludisme est très actif dans le pays, surtout dans les wilayas à risque dans le sud du pays. Il affirme que seuls « 38 cas de paludisme, tous importés » ont été observés à Tamanrasset le premier semestre 2013. « A ce jour, aucun cas de paludisme autochtone n’a été déclaré dans toute la wilaya, y compris à Tinzaouatine », a rassuré le ministère dans son communiqué.

Deux missions pour prévenir contre l’épidémie ont été menées en 2012, a-t-il jouté. La première en octobre et la seconde en décembre 2012, pour une investigation épidémiologique suite aux cas nombreux repérées en 2012 à Tamanrasset. Le ministère affirme qu’en décembre 2012, 761 cas avaient été recensés dont 93% de cas importés du Mali ou du Niger, et 55 cas autochtones, précise le ministère. Le ministère affirme que la prévention a été renforcée depuis l’année dernière dans la wiaya de Tamanrasset.

L’épidémie serait due aux flux migratoires dans les régions frontalières. Le paludisme est une maladie transmissible par piqures d’insectes, et il n’existe pour l’instant pas de vaccin efficace contre le parasite parfois meurtrier, appelé aussi malaria. Bien que des médicaments antipaludéens existent, ils ne protègent pas à 100% et il faut avant tout se protéger contre les piqures de moustiques.

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