Des citoyens Mozabites ont organisé, dans l’après-midi de vendredi, un sit-in devant la Maison de la Presse Tahar-Djaout, à la Place du 1er-Mai, à Alger. Quelques dizaines de citoyens de la région de Ghardaïa réclament plus de sécurité après la reprise des affrontements ces derniers jours, a-t-on constaté sur place.

Les protestataires qui ont bravé le froid et la pluie, ont brandi des pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans appelant à plus de sécurité. «Nous voulons l’intervention de l’armée », écrit un jeune sur une feuille de papier brandi en face des journalistes présents.

Ismaïlai, un des sages de la manifestation, estime que « c’est un reportage d’une télévision privée qui a mis le feu aux poudres ». Pis, l’homme dit ne pas comprendre comment est ce que « 6000 policiers et gendarmes n’ont pas réussi à ramener le calme » dans la région, qui s’est à nouveau enflammée depuis mercredi 12 mars. Selon l’APS, la reprise des affrontements a fait plus de 60 blessés et causé des dégâts à des dizaines de maisons et locaux commerciaux.

Les affrontements de janvier dernier ont fait au minimum de 5 morts et des dizaines de blessés. Des dizaines de maisons et des commerces ont également été endommagées. Le gouvernement a tenté des solutions pour résoudre le conflit. En vain. Même le déploiement de plus de 6000 policiers et gendarmes n’a rien réglé au problème. Les affrontements entre les deux communautés, chaamba et mozabite, n’ont pas cessé. 

Essaïd Wakli

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