Les chaînes de télévision privées, qui diffusent en Algérie depuis l’étranger, viennent de remporter la première manche du bras de fer qu’elles ont entamé il y a plusieurs mois avec les autorités algériennes. La loi sur l’ouverture de l’audiovisuel algérien aux chaînes privées, adoptée par le Parlement fin janvier, entre officiellement en vigueur.

C’est donc officiel. L’audiovisuel algérien s’ouvre officiellement au privé suite à la publication de la la loi relative à l’activité audiovisuelle, adoptée fin janvier par les parlementaires, dans le Journal officiel n°16 du 23 mars 2014. Cette loi, longue de 113 articles, est donc le nouveau cadre juridique qui régule le champ audiovisuel du pays. Elle définit les conditions d’exercice de l’activité audiovisuelle en Algérie et détermine dans l’article 112 la mission et les attributions de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel.

La loi relative à l’activité audiovisuelle évoque également le dépôt légal et l’archivage des produits audiovisuels diffusés sur les chaînes de télévision.

Ouverture partielle au privé

Si l’audiovisuel algérien s’ouvre au privé, ce n’est que partiellement. En effet, seules les chaînes de télévision privées thématiques sont autorisées en vertu du controversé article 7 de la loi promulguée le 23 mars. D’après cet article, les autorités algériennes définissent une chaîne thématique par « des programmes télévisuels ou sonores, s’articulant autour d’un ou plusieurs sujets ».

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