Remontés, les internautes algériens contestent la décision du Président Abdelaziz Bouteflika d’exploiter les ressources en gaz de schiste et tentent de faire barrage.

La pilule ne passe pas. Deux jours après la décision d’Abdelaziz Bouteflika, qui a donné son feu vert à l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste en Algérie, la colère des internautes algériens ne désemplit pas. Mobilisés, ils sont nombreux à partager des documents, qui expliquent les dangers de l’exploitation de cette ressource. Leur analyse de la situation est bien tranchée : le gouvernement algérien conduit tout droit son peuple à la mort.

Et les internautes algériens ont déjà identifié les premières victimes de la décision du Président Abdelaziz Bouteflika. Ainsi, une cartographie de l’Algérie, qui circule sur Twitter, met en évidence les régions directement concernées par cette « menace » tant pour les Hommes que pour la Nature. Il s’agit essentiellement du sud du pays.

Les internautes algériens regrettent surtout que les autorités de leur pays cèdent aux sirènes de l’étranger. En effet, pour beaucoup d’entre eux, Abdelaziz Bouteflika plie sous la pression des puissances occidentales, notamment de la France. L’exploitation de cette richesse naturelle arrange d’abord les affaires de pays étrangers, estiment les Twittos algériens.

Mais les internautes algériens ne veulent pas en rester là. Pour faire barrage, certains ont lancé une page Facebook, qui appelle le gouvernement algérien à renoncer à l’exploitation de cette ressource. Crée le 23 mai dernier, soit le lendemain de l’annonce présidentielle, la page « Tous contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie » a recueilli pour l’instant plus de 1.000 « likes ». Sur cette page, les administrateurs partagent vidéos et reportages de presse qui mettent en alerte contre les dangers pour les populations et l’environnement du gaz de schiste. Mais pas sûr que cette mobilisation 2.0 suffise à faire changer de position le gouvernement algérien.