Lu sur Le Jour d’Algérie

Les tricheries lors de la dernière édition du Bac auront servi de leçon. A quelques jours des épreuves décisives, le spectre du triste feuilleton de l’année dernière plane de nouveau.

e phénomène de la fraude qui prend de l’ampleur avec les innovations technologiques et la facilité que procure le «camouflage» du hidjab devient inquiétant. Toutefois, l’Office national des examens et des concours (Onec) se veut rassurant. Il affirme, à ce propos, que toutes les mesures ont été prises pour un déroulement, dans les meilleures conditions, de cette épreuve. Le secrétaire général de l’Onec, Mustapha Benzamrane, parle d’un travail accompli durant toute l’année.

Celui-ci s’est porté sur l’organisation des journées nationales et régionales de sensibilisation pour les enseignants-surveillants et les observateurs afin qu’ils soient vigilants. «Nous avons également envoyé une brochure aux candidats dans laquelle il est mentionné le comportement à tenir, les consignes à suivre et les règles à respecter le jour de l’examen», précise M. Benzamrane.

Comme il a été décidé, cette année, d’accorder une importance particulière à la mise en place, dans chaque cen-tre d’examen, d’un bureau de fouille des candidats avant qu’ils ne rejoignent la salle d’examen. Les téléphones portables, les baladeurs ou tout autre appareil permettant l’échange d’informations sont interdits.

Il a été convenu également de les regrouper au niveau de ce bureau, qui «sera interdit d’accès pendant l’épreuve ». Selon Idir Achour, secrétaire général du CLA, le scénario de l’année dernière ne se reproduira pas. «Pour peu qu’il n’y ait aucune tentative de manipulation des élèves pour des intérêts personnels », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : «Malheureusement la tricherie est devenue une seconde nature pour certains élèves. 50% des candidats vont se présenter à l’épreuve avec l’idée de tricher». Pour ce faire, le SG du CLA propose une feuille systématique des élèves avant qu’ils ne pénètrent à l’intérieur des classes d’examen.

Il estime que la lutte contre la tricherie dépendra de la «volonté» et de la «détermination» du staff d’encadrement, à commencer par le surveillant jusqu’au chef de centre. Même constat pour le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, les cas de tricherie de la session précédente ont peu de chance de se reproduire cette année.

Néanmoins, d’après son coordinateur Méziane Meriane, il faut être «vigilant» pour mettre fin à ces comportements «nuisibles ». Pour lui, des mesures «sévères» doivent être prises par l’Onec, sans toutefois perturber la «sérénité» et la «concentration» des candidats. Exemple : «Les observateurs ne doivent pas faire des allers-retours dans les salles d’examen».

«Les élèves doivent être dépossédés de leurs téléphones portables, leurs cartables avant de rejoindre la salle d’examen. Les candidats doivent être munis uniquement d’un stylo, d’une carte d’identité et de leur convocation», a-t-il expliqué. Pour Meriane, trois personnes suffisent pour assurer la surveillance, tout en suggérant que les surveillants du matin ne doivent pas être mobilisés l’aprèsmidi.

Mesures strictes et fermeté pour l’épreuve de cette année

Parmi les dispositions prises, une nouvelle feuille représentant une autorisation de sortie de l’élève aux toilettes et qui sera envoyée avec les feuilles d’examen au centre de correction.

Cette feuille sera signée par trois surveillants dont le premier accompagne l’élève aux sanitaires, le second le fouille et le troisième procède à la fouille des toilettes. Plusieurs autres mesures sont adoptées, à savoir le candidat au baccalauréat est contraint de présenter une pièce d’identité, passeport ou permis de conduire pour pouvoir passer l’examen. Dans le cas où l’élève omet de se présenter avec une pièce justifiant son identité, il passera l’examen en attendant que le second jour, il se présente avec ses papiers. Tous les examens seront annulés pour les candidats qui ne justifient pas leur identité.

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Revue de presse. Tricheries au Bac : Peut-on encore éviter le scandale de l’année dernière ?
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