La vignette automobile, dont la période légale d’acquittement obligatoire pour l’année 2014 a commencé le 4 mai dernier, et ce jusqu’au 2 juin prochain à travers tous les bureaux de Poste  du pays, suscite une polémique entre les automobilistes.  En  effet, les recettes durant l’année précédente ont atteint des sommes colossales, sans pour autant constater une amélioration  dans l’état des routes.

Depuis plus d’une décennie déjà, les automobilistes se retrouvent comme chaque année à la même époque soumis au payement de la vignette automobile. Un payement qui s’effectue non sans quelques grincements de dents, car à l’origine, il faut savoir que l’argent des vignettes devait servir entre autres à la réfection et à l’aménagement des routes. Cependant sur le terrain la réalité est toute autre.

Affaissements de la chaussée, dos-d’âne et autres ralentisseurs anarchiques sans parler bien sûr de trois années de protesta, à savoir pneus brûlés sur le bitume et défoncement des routes à coups de pioches. Autant de contraintes qui obligent l’automobiliste à changer fréquemment suspensions et autres organes d’amortissement. De ce fait et à juste titre, l’automobiliste se demande où va donc l’argent des vignettes ?

Le pouvoir d’achat des Algériens, déjà affaibli par la hausse des prix, se voit donc chaque année, encore voué vers la dégradation. Pour la  grande déception des automobilistes qui n’arrivent pas à comprendre où va leur argent, la vignette suscite le désarroi de ces derniers. Ainsi, il  suffit  de faire une petite virée vers les rues pour constater l’état de délabrement des routes.

Pourtant du côté des automobilistes, la question est abordée avec scepticisme : « Si comme on veut nous le faire croire, l’argent des vignettes sert à l’entretien des routes alors nous n’aurions pas à nous plaindre du calvaire que l’on endure au quotidien… Malheureusement, un simple coup d’œil sur l’état de délabrement avancé de nos routes confirmera soit que l’automobiliste ne s’acquitte pas de sa vignette, soit que l’argent récolté est destiné à la subvention d’autres projets… » révélera Mustapha, chauffeur de bus.

En outre,  selon le même orateur, ce sont les véhicules non concernés par le payement de la vignette qui encombrent le plus souvent les axes routiers. Ainsi, en attendant que l’ensemble du réseau routier de la wilaya soit entièrement rénové grâce à l’argent des vignettes, les automobilistes auront tout le temps de voir leurs véhicules prendre de l’âge, et leur seule consolation sera de bénéficier d’une réduction du coût de la vignette en constatant la vétusté de leurs moyens de transport.

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