Presque deux mois après l’épopée brésilienne, les Fennecs sont de retour en compétition. Samedi, l’équipe nationale affronte l’Éthiopie dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2015. Le nouveau sélectionneur, Christian Gourcuff, devra prouver qu’il peut faire aussi bien que l’adulé « coach Vahid ».

Les Verts sont arrivés jeudi 4 septembre à Addis-Abbeba, en Éthiopie, accompagnés de leur nouveau sélectionneur, le Français Christian Gourcuff. L’ancien entraineur du FC Lorient devra prouver samedi qu’il peut mener les Fennecs aussi loin que l’ancien sélectionneur, Vahid Halilhodzic.

Selon les informations du site Le Buteur, Gourcuff aurait choisi de faire confiance à des joueurs expérimentés, qui ont fait leurs preuves sur les terrains brésiliens : M’Bohli devrait garder les cages de l’équipe nationale, Mandi et Mesbah seraient en défense, Belkalem et Medjani au centre, et Soudani et Slimani en attaque. Gourcuff aurait également décidé d’adopter le 4-4-2.

Une continuité que Gourcuff avait revendiquée lors de son arrivée en Algérie. « Mon ambition est d’entretenir la dynamique enclenchée au Mondial, et tenter de construire un style de jeu à installer dans la durée », avait-t-il alors indiqué.

Mais le Français doit composer avec quelques obstacles. Le manque de temps tout d’abord pourrait jouer un mauvais tour au nouvel entraineur. « On a très peu de temps pour préparer ces deux rencontres, notamment le match face à l’Éthiopie. On a également beaucoup de joueur qui sont arrivés tardivement », a-t-il souligné. De plus, plusieurs joueurs de l’équipe nationale seront absents pour le match contre l’Éthiopie : Ghoulam s’est fracturé l’avant-bras gauche et Zemmamouche est blessé aux abducteurs.

Gourcuff sait également que « coach Vahid » est encore dans l’esprit de tous les Algériens. Celui qui a permis la qualification historique de l’équipe nationale en quarts de finale de la Coupe du monde est aujourd’hui considéré comme un héros. Le président Bouteflika en personne lui avait d’ailleurs demandé de rester en Algérie. Mais Halilhodzic a préféré partir en Turquie, à la tête du Trabzonspor.

Cependant, Christian Gourcuff bénéficie d’une opinion a priori favorable. Considéré comme un entraineur loyal et cartésien, il est admiré pour sa gestion remarquable de l’équipe lorientaise.

À 48 ans, le Français est donc prêt à relever de nouveaux défis et n’a pas peur de se battre pour offrir à l’Algérie sa qualification pour la CAN. « Il faut bien entamer les éliminatoires de la CAN-2015 […] La victoire est très importante sur les plans comptable et psychologique. La qualification se jouera en six matches et nous allons faire le maximum pour avoir le plus tôt possible les 12 points, synonymes de qualification », a-t-il déclaré.

Pour ce faire, Gourcuff privilégie une approche offensive. « Il ne faut surtout pas subir face un adversaire qui jouera à domicile dans des conditions difficiles avec notamment le problème de l’altitude. Il faut rester vigilants et avoir la capacité de conserver le ballon », a-t-il ainsi précisé.

Fort de son expérience et de ses bonnes intentions, Christian Gourcuff est-il capable de faire oublier Vahid Halilhodzic et de mener l’équipe nationale aussi loin que le coach serbe ? Réponse samedi sur la pelouse du stade d’Addis-Abbeba.