C’est le grand ménage à L’Etat-Major de l’armée algérienne. Plusieurs généraux et des hauts placés de l’armée ont été limogés par la Présidence de la République. Bouteflika a, effectivement, mis fin aux fonctions  des chefs de la Garde républicaine, le général Abdelkader Aouali, de la première région militaire, le général Abdelkader Benzekhroufa. 

Même le chef de la cinquième région militaire, le général Saïd Ziad,a été écarté. Ces décisions ont été officiellement annoncées par un décret publié le mardi 2 septembre, au Journal officiel (JO) n°47. Ces décisions illustrent un grand changement au sein de l’armée. Des observateurs avertis et connaisseurs des coulisses militaires en Algérie n’hésitent pas à parler d’un véritable « séisme » car ces décisions renouvellent le visage des hautes institutions de l’armée algérienne. Le même décret du Journal Officiel nous apprend, par ailleurs, que Bouteflika s’est séparé officiellement de son conseiller aux Affaires de la défense, le général-major, Mohamed Touati, et de son conseiller aux Affaires juridiques, Saïd Bouchair.

Il s’agit de deux personnages incontournables du sérail algérien. Leur mise à l’écart signifie-t-elle qu’une profonde mutation s’opère en ce moment au sein du régime algérien ? C’est fort probable. En tout cas, ces nouvelles décisions auront certainement un fort impact politique d’autant plus que les nouveaux généraux, les généraux Noureddine Haddad et Khelifa Ghaouar, désignés à la place de ceux qui ont été éjectés demeurent méconnus de l’opinion publique et des cercles médiatiques. Il est à noter enfin que les instances du service de renseignement algérien, le DRS, n’ont pas été ébranlées par ces nouvelles décisions. Le patron du DRS demeure toujours l’indéboulonnable Général Toufik.