Après la carotte, le bâton. Le ministère de  l’Education Nationale a décidé de passer à une nouvelle étape dans son conflit avec les économes et intendants qui travaillent notamment dans les collèges et lycées du pays. Ces derniers observent, depuis maintenant trois mois, une grève qui ne trouve toujours pas de solution.

Dans une circulaire envoyée le 25 novembre aux directeurs de l’Education des Wilayates, le ministère de l’Education Nationale réclame des ponctions sur les salaires « des journées non travaillées » dès le mois de décembre prochain. Le document explique que seules les allocations familiales sont exclues de ces retraits sur salaires.

Cette décision extrême intervient des mois après le début d’une grève des économes et intendants des établissements scolaires à travers le pays. Ils réclament un reclassement et une revalorisation de leurs salaires. Mais Nouria Benghebrit estime qu’elle a déjà répondu à une partie de ces revendications. Le reste, notamment ce qui est lié aux salaires, dépend du gouvernement. Elle dit ne pas comprendre les raisons de ce débrayage.

Mais comme à chaque fois qu’une grève est déclarée « illégale », la question de la remise en cause du droit de grève se pose. Surtout que qu’il s’agit, là, d’un droit constitutionnel.

Essaïd Wakli