Le procès d’Abdelmalek Droukdel, chef d’Aqmi (Al Qaida au Maghreb Islamique) et Gouri Abdelmalek, de Jund Al Khalifa, ainsi que 39 autres terroristes se tiendra à partir de demain lundi au niveau du tribunal criminel d’Alger. 26 d’entre eux, dont les deux principaux chefs, sont en fuite.

Les faits qui leurs sont reprochés sont liés à des assassinats de membres des services de sécurité du centre du pays (Alger et Boumerdes). Les accusés doivent répondre des chefs d’inculpation «d’homicides volontaires avec préméditation et guet-apens, adhésion à un groupe terroriste armé dont  le but est de semer l’effroi au sein de la population et créer un climat d’insécurité», ainsi que «l’atteinte à la sécurité des citoyens, apologie des actes terroristes et financement d’un groupe terroriste armé».

Anciennement chef du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), Droukdel, alias Abou Mosaâb Abdel Woudoud, a transformé son groupe en «Al Qaida au Maghreb islamique» lorsqu’il s’est rallié à Al Qaida en 2006. Il active depuis beaucoup plus au Sud de l’Algérie et au niveau des pays de la région du Sahel. Gouri Abdelmalek, quant à lui, était avec Droukdel au sein d’Aqmi. Mais après l’apparition, en Irak, de l’organisation de l’Etat islamique (EI), celui-ci a préféré se séparer d’Al Qaida, qui n’a pas voulu suivre Abou Bakr al-Baghdadi (EI) et porte allégeance, au mois de septembre dernier, à la nouvelle organisation terroriste. Le groupe de Gouri se nomme désormais Jund Al Khalifa. Durant ce même mois de septembre, Gouri a été identifié comme étant l’auteur du rapt puis de l’assassinat d’Hervé Gourdel.

Elyas Nour

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