Le procès en appel de Brahim Hadjas, ancien patron de Union Bank, première banque privée en Algérie, créée en 1995 et dissoute en 2004 par décision de justice, est prévu pour le 15 mars prochain.

Accusé en 2004, de « dilapidation de deniers publics au préjudice de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) », Brahim Hadjas a été condamné en première instance, le 2 mars 2014, par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed (Alger) à 5 ans de prison ferme.

Le mis en cause est poursuivi dans plusieurs affaires. Le tribunal de Cheraga avait prononcé à son encontre une peine de 10 ans d’emprisonnement dans une autre affaire pour « atteinte à propriété foncière et participation à la dilapidation de deniers publics. » Il s’agit des fameuses assiettes de terrain de Bouchaoui situées à proximité du Club des Pins, à l’Ouest d’Alger.

En revanche, il avait bénéficié en 2004 d’une extinction de l’action publique (prescription) par le tribunal de Sidi M’hamed dans deux affaires d’escroquerie et d’abus de confiance. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice algérienne en 2006, Brahim Hadjas a été arrêté par Interpol au Maroc en 2013, avant d’être extradé vers l’Algérie. Outre Union Bank, il possédait également les sociétés Union Pêche, Union Santé et Union Immobilier.

Elyas Nour

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