Après plus d’une année d’activité, l’opposition veut se confronter à la réalité. L’instance de  coordination de suivi de l’opposition, réunie hier à Alger, entend organiser, le 24 février prochain, des marches publiques dans plusieurs villes du pays pour dénoncer notamment l’exploitation du gaz de schiste par les autorités.

Dans un communiqué rendu public, l’ICSO (l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition) indique que l’opposition maintient sa demande de réunir ses rangs et de pouvoir se réunir. Elle dénonce également les décisions « irréfléchies » des autorités. C’est le cas notamment de l’exploitation du gaz de schiste.

Challenge

Cette décision constitue un vrai défi pour une opposition qui se réunit, jusque-là, uniquement, dans des salles fermées. Car, sortir dans la rue est un vrai challenge pour des partis qui ne connaissent pas forcément leur poids dans la société.

Plus que cela, l’opposition a choisi la date symbolique de 24 février, qui renvoie notamment la nationalisation des hydrocarbures en 1974, pour organiser leur activité. Il reste maintenant à savoir si les autorités vont autoriser ces manifestations, notamment dans la capitale où les manifestations restent toujours interdites malgré une levée officielle de l’Etat d’urgences en 2011.

A rappeler que l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition regroupe, en plus de la CNLTD (Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique) les partis de l’opposition qui entourent Ali Benflis.

Essaïd Wakli