Le Sud du pays fait toujours face à un grave problème en matière de couverture santé. Les médecins refusent majoritairement de se déplacer vers ces régions et de s’y installer. Les autorités ont mis sur pieds un plan visant à encourager les médecins spécialistes pour exercer dans les wilayas de Adrar, Laghouat, Biskra,  Bechar, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, Ghardaïa et El-Oued, mais en vain.

Seuls ceux s’y trouvant dans le cadre du «service civil» y travaillent. A cet effet, le président du conseil national de l’ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, estime que «les mesures incitatives adoptées récemment par l’Etat en vue de combler le déficit enregistré en matière de couverture sanitaire dans les régions du sud et des hauts plateaux, notamment en médecins spécialistes, restaient insuffisantes».

Dans une déclaration faite à l’APS, celui-ci ajoute que «les populations du sud et des hauts plateaux ont surtout besoin de pédiatres, de gynécologues-obstétriciens, d’anesthésistes-réanimateurs et d’oncologues». Mohamed Bekkat Berkani a indiqué qu’il faut des mesures «exceptionnelles» pour y remédier. Pour rappel, l’Etat garantit aux médecins exerçants dans le Sud, de «meilleures conditions de travail, des logements de fonction ainsi qu’une formation continue». Ce qui ne semble pas, apparemment, convaincre les médecins. Pour plus d’un, il faudrait des salaires très incitatifs, loin de la grille appliquée actuellement.

Elyas Nour

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