Le patron de la Central syndicale, Abdelmadhid Sidi Saïd, a apporté son soutien « indéfectible », hier dimanche, à l’occasion du lancement de la campagne « consommons algérien », à Amara Benyounès, dans sa volonté d’assainir les activités commerciales et l’importation.

Faisant allusion certainement à la décision de Benyounès de mettre de l’ordre dans l’activité d’importation et de la vente de gros des boissons alcoolisées, Sidi Saïd, lance à l’adresse du ministre du Commerce qu’il a « le soutien de deux millions de travailleurs !». « Je sais qu’on va nous traiter de kouffar (mécréants). Je sais qu’il y’aura des commentaires dessus, mais toutes les activités commerciales doivent se faire dans les règles et se soumettre  à la loi ! », dit-il.

Amara Benyounès, pour sa part, accuse les initiateurs du terrible lynchage médiatique dont il a fait l’objet, après sa tentative de réguler le marché de la vente en gros de boissons alcoolisées, de rouler pour les relais mafieux de l’informel. Le ministre du Commerce a expliqué que la polémique a été déclenchée et entretenue par les barons de l’informel, «c’est l’unique et seule raison de toute cette polémique » explique-t-il.

Sûr de la justesse de sa démarche, Amara Benyounès martèle: «Ppersonne ne pourra m’arrêter dans ma démarche de mettre de l’ordre dans l’activité commerciale ! » Le ministre de Commerce réaffirme la volonté de son département de continuer son travail de régulation jusqu’à ce que l’ordre soit instauré dans toutes les activités commerciales, «et personne ne pourra nous freiner », dit-il.

Pour rappel, Amara Benyounès avait pris une décision d’annuler l‘obligation de l’autorisation préalable pour l’exercice de l’activité de vente en gros de boissons alcoolisées. Cette décision avait provoqué une polémique dans certains médias arabophones, proches des islamistes radicaux et manipulés par les barons de l’informel. Le premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait demandé d’annuler cette décision afin d’«apporter de la sérénité et de l’apaisement dans cette affaire», justifie Benyounès, mais celui-ci semble plus que déterminé, a aller jusqu’au bout de sa démarche.

Arezki Ibersiene