L’avant-projet de loi sur la santé, examiné mercredi dernier par le gouvernement, prévoit la fin du système de temps complémentaire pour les médecins. C’est ce qu’a révélé ce dimanche 17 mai le directeur des études au ministère de la Santé, M. Saïd Mekkaoui.

« Le temps complémentaire, c’est fini. Où l’on est dans le [secteur] public, ou dans le [secteur] privé », a affirmé le cadre du ministère de la santé lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, qui a prévenu ceux qui seraient tentés d’enfreindre cette loi, car « ils seront sanctionné », sans toutefois précisé la nature du châtiment prévu par la nouvelle mouture de la loi sur la santé.

M. Mekkaoui motive cette nouvelle mesure par « une insuffisance » de rendement et une « présence diminuée » chez les médecins concernés au niveau des établissements publics de santé ainsi que le détournement de malades admis dans ces derniers vers des établissements privés. Pire, l’invité de la Chaîne III estime que « le temps complémentaire a perverti le fonctionnement normal de l’hôpital. » Quand le temps complémentaire est devenu un temps plein, les choses n’allaient plus. » Donc, il fallait bien y mettre un terme.

D’autant que, d’après M. Mekkaoui, « le contexte qui a amené à l’autorisation du temps complémentaire (en 1999, NDLR) n’est plus le même aujourd’hui ». « Au départ, explique-t-il, le temps complémentaire était parti sur un complément de rémunération autorisant le personnel de santé à travailler partiellement dans le privé. Puis, petit à petit, ce temps complémentaire a pris de l’étoffe et on est arrivé à des perversions constatées assez souvent. »  Le haut responsable au ministère de la Santé estime donc que « ce qui avait mené à l’autorisation du temps complémentaire n’existe plus. » « Aujourd’hui nos personnels de santé sont suffisamment rémunérés pour travailler et pour choisir entre le public et le privé. Il n’y a donc aucune raison de le maintenir », conclut-il.

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