Anarchie, insalubrité, pénurie de médicaments, manque cruel de médecins, de lits et des urgences saturées et incapables de répondre aux besoins des patients algériens, la situation catastrophique du secteur de la Santé en Algérie a obligé la Présidence de la République à réclamer les têtes des hauts responsables les plus incompétents de ce secteur, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Après Sonatrach, Air Algérie, l’ANEP, les banques publiques et les Douanes, Bouteflika a exigé des changements à la tête des structures de santé et des directions régionales de santé, a-t-on appris. Un ordre qui sera rapidement exécuté par le ministère de la Santé. Les limogeages de plusieurs directeurs d’hôpitaux et de directeurs de santé interviendront d’ici le début du mois de Ramadhan, a-t-on appris.

Pour sa part, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a confirmé qu’un largement mouvement sera opéré lors des prochains jours « à la tête des directeurs de la santé à travers le pays ». Abdelmalek Boudiaf a précisé, par ailleurs, que ce mouvement devra toucher notamment les « directeurs ayant occupé plus de cinq années leur poste » ainsi que « les responsables qui seront mis à la retraite ». Cependant, le ministre de la santé n’a pas hésité aussi à reconnaître que « ceux n’ayant pas enregistré de résultats probants » seront aussi remplacés.