De nombreux adhérents de la Bibliothèque nationale d’Algérie (BNA) d’El Hamma sont contrariés en raison de problèmes qu’ils jugent inadmissibles. Surcharges durant les périodes d’examen, horaires inadaptés, absence de WIFI et emprunt des livres bloqués pour les filières scientifiques depuis plus de quatre ans. Voici une liste loin d’être exhaustive des désagréments que vivent les adhérents de la BNA.

 Les horaires des bibliothèques de plusieurs pays développés sont adaptés à la disponibilité de leurs adhérents. Si en France, ces dernières restent ouvertes jusqu’à minuit, en Corée, un décret exécutif interdit leur fermeture. En Algérie, malheureusement, les horaires de la BNA sont loin de faire l’unanimité. À ce propos, Nazim Khodja, un jeune adhérent diplômé en systèmes de télécommunications, affirme que les horaires d’ouverture de la BNA, de 9h à 20h, doivent être revus par les responsables.

Ces horaires ne sont pas l’unique problème énuméré par M. Khodja: «Est-ce normal qu’en 2015, la Bibliothèque nationale du plus grand pays d’Afrique soit dépourvu de prises électriques et d’une connexion sans fil », s’indigne-t-il. Soulignant que les adhérents, pour la majorité des étudiants et des chercheurs, qui ont grandement besoin de la connexion Internet pour leurs travaux, M. Khodja affirme que les deux cyber-cafés dont dispose la BNA et qui facturent l’heure à 50 DA, sont pris d’assaut par les abonnés de la bibliothèque.

Les membres de la BNA se plaignent également de nombreux dysfonctionnements : «l’emprunt des livres pour les filières scientifiques est bloqué depuis quatre ans. L’administration de la bibliothèque ne nous a donnés aucune raison  », ajoute Nazim, qui relève également le problème de la cherté du stationnement au niveau du parking de la bibliothèque. « On nous comptabilise les trois premières heures à 50 DA et les autres à 10 DA. À mon sens, cela reste relativement cher pour ceux qui doivent se rendre souvent à la bibliothèque », précise-t-il.

L’adhérent soulève, par ailleurs, les nuisances sonores qui s’échappent des salles de lecture collectives et qui perturbent le confort de ceux se trouvant dans les salles de lecture individuelles.

Face à ce chapelets de problèmes, l’administration de la BNA devrait absolument prendre les mesures nécessaires à même d’améliorer l’environnement général de la bibliothèque.

Nourhane S.

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