Le pétrole poursuit sa chute. L’or noir s’échangeait, samedi, à New-York à 43 dollars le baril, descendant pour la première fois sous la barre des 45 dollars, ajoutant ainsi une part du doute à une situation qui a déjà atteint son paroxysme d’incertitude.

Il est vrai que pour l’heure, la référence algérienne en la matière est plutôt le prix du brent qui, lui, s’échange encore à 48 dollars. Un prix inquiétant qui descend au-dessous de la barre des 50 dollars le baril, atteignant ainsi son plus bas niveau.

Ces nouvelles qui proviennent des marchés mondiaux tombent très mal pour un pays comme l’Algérie qui n’a les yeux branchés que sur les cours du pétrole d’où proviennent plus de 98% des recettes en devises. Et la situation risque de perdurer. Car, en plus des raisons objectives liées aux aléas économiques, les cours du pétrole risquent une nouvelle fois de dégringoler à cause, notamment, de l’entrée en lice de l’Iran qui va bientôt retrouver le club très fermé des grands pays exportateurs du pétrole.

Cette donne poussera certainement les autorités algériennes à faire de nouveaux efforts dans leur œuvre d’austérité. Pour faire de nouvelles « économies », le gouvernement supprimera une nouvelle fois de nouveaux projets et des postes d’emplois. En attendant, il continuera à puiser dans les réserves de change, qui s’amenuisent jour après jour, pour faire face à une demande toujours aussi forte en importation des biens de consommation.

Plus grave, des économistes et observateurs de la scène politico-économique ont tiré la sonnette d’alarme quand au risque que peut provoquer un effondrement des prix du baril sur les équilibres financiers de l’Etat. Car, en l’état actuel des choses, un baril à moins de 60 dollars ne permettra même pas aux autorités de faire face aux salaires de leurs fonctionnaires. Qu’en sera-t-il dans les prochains mois ? Personne, en dehors des marchés, ne détient la réponse ! Encore moins le gouvernement algérien.

Essaïd Wakli

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