A worker stands near the oil refinery Camilo Cienfuegos in Cienfuegos December 20, 2007. The Soviet-built refinery, which was mothballed for 12 years, was refurbished by Venezuela's state oil company PDVSA in a joint venture with Cuba and will be inaugurated by Venezuelan President Hugo Chavez on Friday. It will initially produce 65,000 barrels-per-day of fuel oil, gasoline and jet fuel, enhancing Cuba's energy security. REUTERS/Claudia Daut (CUBA)

Dans son intervention ce matin sur les ondes de la Chaîne 3, l’ancien secrétaire d’Etat chargé de la statistique,  le professeur Sid Ali Boukrami, a longuement abordé la question des répercussions des politiques énergétiques sur les stratégies économiques.

L’intervenant s’est basé sur les résultats d’une recherche qu’il a publié sous forme d’ouvrage intitulé «Questions énergétiques et politique économique», pour affirmer que l’Algérie se trouve, aujourd’hui, complètement dépendante d’un marché sur lequel elle a perdu tout contrôle. Ainsi, la fixation des prix du brut, échappe totalement aux pays producteurs et est, actuellement, du ressort des pays importateur, dont les Etats-Unis, désignés par l’intervenant comme étant les véritables protagonistes de la politique énergétique mondiale.

Pour illustrer, cette situation catastrophique, que vivent les pays exportateurs, l’ancien ministre s’est muni d’un exemple qui se veut probant. Selon lui, le développement de l’exploitation du gaz de schiste depuis 2008, a fait perdre aux membres de l’Opep une grande part du marché des hydrocarbures qui est estimé aujourd’hui à 32 millions de barils de brut sur les 92 millions mis sur le marché.

Le Professeur Boukrami a dressé un tableau peu reluisant  de la situation actuelle et a appelé de ce fait, à  se tourner vers l’étude de perspectives plus à même, selon lui, d’anticiper les variations qui peuvent survenir à l’avenir.

L’autre point crucial cité par l’intervenant, concerne la maîtrise de la production et le «réservoir engineering.»Il a souligné, à cet effet, que le capital humain doit être mis en avant et les investissements doivent allez dans ce sens.

Ceci-dit, la situation comme expliquée par M. Boukrami, nous pousse à nous interroger sur l’entêtement des autorités algériennes à rester dépendantes d’un marché mondial qui tend à se privatiser et dans lequel les Etats tendent, de plus-en-plus, à perdre leur souveraineté dans des questions déterminantes comme celle de l’énergie.

A l’heur actuelle, il est capital que l’Etat algérien se tourne vers de nouvelles perspectives pour se détourner de ce modèle rentier qui nous assujettit à la volonté des grandes puissances. L’Algérie possède un réel potentiel dans tous les domaines économiques, un potentiel en quête d’une volonté politique.

Massinissa Mansour

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