AADL / Les souscripteurs scandalisés par les nouvelles modalités de paiement 

0
405

Au lendemain de l’annonce des nouvelles mesures relatives aux modalités de paiement des logements AADL par le ministère de l’Habitat, les souscripteurs à cette formule expriment leur colère et dénoncent une gestion irresponsable et en contradiction avec les aspirations des souscripteurs.  

Le ministère de l’Habitat a annoncé, hier lundi 4 décembre, de nouvelles mesures modifiant les modalités de paiement pour la formule AADL, opérant ainsi une énième volte-face dans ce projet qui dure depuis 2001.

Les souscripteurs interrogés à ce sujet expriment leur incompréhension concernant la gestion du dossier par le gouvernement qui les a, selon leurs termes, « lésés en modifiant des mesures sur lesquelles ils se sont appuyés pour mettre en place des budgets conciliant les nécessités de la vie quotidienne et celles des échéances concernant leur projet d’habitat ». Ils sentent « trahis par des responsables totalement déconnectés des la vie réelle et des préoccupations des gouvernés ».

Une souscriptrice fait part de sa détresse, expliquant qu’elle sera dans l’incapacité de régler ces échéances «surprises» car sa condition de salariée et de locatrice lui ôte toute possibilité de règlement de ces 25% avant l’entrée en possession du bien immobilier.

Auparavant, les modalités de paiement prévoyaient l’avance de 20% du prix total de l’appartement avant la prise en main de ce bien, soit 10% à la délivrance de l’accord, 5% au début des travaux et 5% à la réception. Les 80% restants devaient être réglés par un prêt bonifié du Trésor public.

Les nouvelles mesures prises inopinément modifient l’accord conclu entre l’agence AADL et les bénéficiaires. Les acquéreurs ne pourront entrer en possession de leur habitation qu’après avoir versé 25% au lieu des 20% prévu au départ, soit 52 millions de centime au lieu des 42 pour un F3 et 67 millions de centimes au lieu des 54 prévues initialement.

Ces fluctuations issues de décisions prises de façon totalement arbitraire sont le résultat de l’absence de document officiel fixant, de manière définitive, des modalités standardisées permettant d’éviter tout imprévu.

Les citoyens interrogés expriment leur sentiment d’incertitude, une incertitude synonyme d’inquiétude profonde qui risque de dégénérer en affrontements. Des souscripteurs disent être prêts à « prendre possession par la force » de ce qu’ils estiment être des biens qui leurs reviennent de droit,  si le ministre poursuit «ses manœuvres sournoises et dangereuses».

Massi M.