Chakib Khelil contre-attaque. Cette fois-ci, l'ancien ministre de l'Energie, accusé d'avoir joué un rôle controversé dans les scandales de corruption qui ont ébranlé Sonatrach, vide son sac et lance de graves accusations à l'encontre des anciens responsables du DRS. 

"Si j’avais joué au football avec Toufik, j’aurais évité tous ces problèmes", a-t-il ainsi déclaré, dans un entretien accordé à Ennahar, pour démontrer qu'il fut victime d'une machination montée de toutes pièces. Pour la première fois depuis son retour en Algérie, Chakib Khelil pointe du doigt le DRS et l'accuse ouvertement d'avoir tenté de détourner des contrats pétroliers. L'ancien ministre confie qu'il a  "refusé les demandes des éléments du DRS d’intervenir dans plusieurs contrats importants". Chakib Khelil jure également que le DRS était au courant de tous ses agissements et tout ce  qui se passait au sein de la Sonatrach.

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Concernant sa relation avec le très controversé Farid Bedjaoui, l'intermédiaire qui aurait remis des pots-de-vin à des dirigeants algériens en échange de contrats pétroliers en faveur de l'italien Saipem,  Chakib Khelil reconnait l'avoir rencontré à Paris.

"Il s’était présenté comme le conseiller du directeur de Saipem. Je rencontrais souvent des dirigeants de compagnies étrangères et des ministres à Paris, Washington et Genève. C’était tout à fait normal. Et ça s’est répercuté positivement sur l’économie nationale", s'est défendu à ce propos Chakib Khelil.