Acculé par l’exploitation commerciale illégale des plages, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a décidé de prendre lui-même le dossier en main. Il a envoyé un courrier aux 14 walis des régions côtières pour leur demander de surseoir aux concession des plages durant la saison estivale.

«Il vous est demandé de surseoir à toute procédure de concession de  plages ou de portions de plages à des opérateurs privés, hormis celles accordées  aux établissements hôteliers et complexes touristiques sur une superficie correspondant  à celui de l’exploitation de l’établissement», lit-on dans l’instruction du ministre. Constatant des «défaillances et dépassement récurrents» lors de chaque saison estivale, notamment l’atteinte au droit du citoyen à un accès gratuit  aux plages, le ministère précise, toutefois, qu’il est «possible d’accorder aux opérateurs privés un droit temporaire d’occupation d’un local ou d’une superficie juste nécessaire pour le dépôt des équipements de plage (tables, chaises et parasols…)».

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Pour bien occuper les jeunes lors de la saison estivale, le ministre de l’Intérieur instruit les responsables locaux de concocter un programme culturel et sportif.  Ce programme d’animation «devant faire la promotion d’actions recréatrices, de loisirs, culturelles et artistiques, pour vulgariser les valeurs de citoyenneté au sein de la jeunesse, sera élaboré dans un cadre élargi  à tous les partenaires   locaux concernés», lit-on dans une directive adressée aux walis.

Le ministre note que ce programme «doit mettre, dans les meilleurs délais, à la disposition de la jeunesse, une panoplie d’activités,   saines et attractives, devant réduire le champ de l’oisiveté, porteur de risques et de dangers pour la santé mentale des jeunes et de l’enfance».

L’an dernier, les tentatives d’empêcher l’usage informel des plages ont été contrecarrées par l’inaction des walis.

Essaïd Wakli