La réforme du baccalauréat avance à petits pas. La commission mixte, mise au point par le ministère de l’Education pour réfléchir sur une nouvelle formule, rendra ses conclusions le 13 juillet prochain, lors d’une rencontre sur le sujet.

Mais avant cette rencontre, on sait d’ores et déjà, du moins sur le plan pratique, que le Bac pourrait changer de physionomie. Il se déroulera, en principe, sur deux étapes. La première aura lieu dès la deuxième année secondaire. Elle concernera essentiellement les «matières» secondaires. Cela permettra, selon les concepteurs de la nouveau configuration, de réduire la pression sur cet examen et de l’expurger des matières pouvant s’avérer un véritable boulet pour les candidats.

La deuxième étape et la plus importante aura lieu à la fin de la terminale. Elle concernera les matières essentielles. Elle se déroulera sur au maximum trois jours avec plus de temps pour le déroulement des examens.

L’autre «visage» de cette refonte du baccalauréat sera concrétisé par le changement dans les coefficients. Ainsi, l’importance des matières essentielles sera confortée et celle des matières secondaires réduite.

En plus de ces aspects, la ministre de l’Education nationale a annoncé vouloir donner une plus grande importance aux mathématiques. «Nous souhaitons approfondir davantage la filière des mathématiques afin de reconstruire une véritable élite en la matière», a déclaré à la ministre à la presse. «Aujourd’hui, nous donnons l’envie d’aller vers cette spécialité grâce à l’encadrement et aux efforts du lycée des mathématiques dont l’existence atteste cette volonté de l’Algérie de repositionner les mathématiques dans la configuration des spécialités», a assuré la ministre. Cette ambition risque toutefois d’être freinée par le courant islamo-conservateur qui souhaite plutôt donner d’avantage de place aux sciences islamiques et à la langue arabe.

Essaïd Wakli

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