Le gouvernement a, selon le quotidien ElKhabar, de demander aux entreprises et aux administrations publiques de prendre les dispositions nécessaires pour alléger leur masse salariale. Pour ce faire, il préconise un « départ volontaire » des salariés.     

Le gouvernement chapeauté par le premier ministre Abdelmalek Sellal, qui a tenu a souligné avant-hier qu’il ne voulait absolument pas entendre parler d’austérité, a opté en faveur d’une politique des plus austères. En effet, le gouvernement vient de donner le feu vert aux entreprises publiques pour procéder, dès la rentrée prochaine, à l’allègement de leurs masses salariales.

Selon le quotidien El-Khabar, citant des sources gouvernementales, la démarche du gouvernement ne vise pas à contraindre les entreprises et les administrations publiques à appliquer une politique de licenciements de masse, mais plutôt à réduire la masse salariale en proposant un système de «départ volontaire», en contrepartie d’indemnités importantes avec une reconsidération bonifiée des années de service des candidats potentiels.

L’option prise par le gouvernement témoigne encore une fois de la situation délicate dans laquelle se trouve le pays. Il va sans dire que les pouvoirs publics risquent, dans un avenir proche, de se trouver dans l’incapacité d’assurer les salaires des fonctionnaires et autres employés des entreprises publiques.

Les sureffectifs dans les entreprises et les administrations publiques, recrutés durant les années d’opulence, représentent, aujourd’hui , une charge insoutenable pour un État qui pâtit de la régression de la rente issue des hydrocarbures.

Massi M.

 

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