Le décret portant cahier des charges pour l’ouverture de chaînes de télévisions privées est entré en vigueur. Il est publié dans le dernier journal officiel en ligne. La signature de la loi est intervenue le 17 août dernier.

La publication de cette loi va entraîner, inexorablement, la disparition de plusieurs chaînes qui activent actuellement sur la scène audiovisuelle nationale car elles doivent se conformer à une nouvelle réglementation extrêmement verrouillée. Ainsi, Cette dernière exige, par exemple, que parmi les actionnaires, il doit y avoir des journalistes professionnels. Plus, les fondateurs de nouvelles chaînes devront payer 100 millions de dinars (10 milliards de centimes) pour acheter les droits d’émission et devront également payer au Trésor public 2,5% de leur chiffre d’affaires.

Par ailleurs, la nouvelle loi permet (article 22) au ministre de la Communication d’intervenir pour rejeter la demande d’agrément d’une chaîne de télévision. Autrement dit, le ministre de la Communication peut se substituer à l’Autorité de régulation de l’audiovisuel pour, par exemple, contrecarrer les ambitions d’un homme d’affaires à fonder sa chaîne.

Autre exigence : le cahier des charges exige que 60% des programmes soient nationaux et en langues nationales et des 40% restants devraient être consacrée aux doublages en langues nationales.

La loi met des garde-fous drastiques; les chaînes de télévision ne pourront pas tourner des programmes sur des questions politiques sensibles sans avoir l’autorisation des autorités concernées.

Essaïd Wakli