Pour faire face à la crise économique, le gouvernement veut s’ouvrir sur le continent africain. Une rencontre de grande envergure réunira, le 03 décembre à Alger, plus de 200 hommes d’affaires issus de plusieurs pays d’Afrique. C’est ce qu’a annoncé lundi à Alger le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui a animé une conférence de presse conjointe avec le président du FCE, Ali Haddad.

Selon le chef de l’organisation patronale, l’Algérie compte attirer au moins 200 patrons venus d’une vingtaine de pays du continent noir. Pour réaliser cet «exploit», les autorités algériennes ont dû envoyer pas moins de 1500 invitations.

L’objectif assigné à cette rencontre reste, selon Lamamra, la reconquête de l’Afrique. «Nous devons aller vers l’Afrique», a insisté, pour sa part, Ali Haddad. Le chef de l’organisation patronale espère ainsi s’ouvrir les portes d’un continent qui reste, pour l’heure, une chasse gardée des anciennes puissances coloniales, la Chine et le Maroc.

C’est la rivalité avec le voisin marocain qui semble être la deuxième motivation des autorités algériennes. Ces dernières tentent de rattraper le retard face à Rabat qui est justement en train de sillonner le continent en vue d’une plus grande influence de son pays.

Des sources concordantes affirment, par contre, que cette rencontre, qui aura lieu à la salle des conférences du Club des Pins, sera probablement présidée par Abdelaziz Bouteflika qui fera ainsi son came back après une absence de plus de quatre anss.

Essaid Wakli