Il n’y aura ni renégociation ni révision de l’accord d’association Algérie-Union européenne. C’est du moins ce qu’affirme un haut responsable algérien directement impliqué dans le dossier.

En effet, le directeur de la coopération avec l’UE auprès du ministère des Affaires étrangères, M. Ali Mokrani, a précisé, dans une déclaration à l’APS, qu’ « il n’a jamais été question de renégocier ou de réviser l’accord, mais d’utiliser pleinement son potentiel dans le sens des intérêts mutuels ».

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Pourtant, depuis plus d’une année, le gouvernement algérien n’a cessé de multiplier les appels pour sa révision. Le 6 octobre 2015, le Conseil des ministres a exprimé son souhait de « renégocier » les termes de l’accord. L’année écoulée, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a fait une déclaration similaire.

Le mois dernier, un responsable des Douanes algériennes a affirmé que l’accord d’association a engendré en dix ans (2005 – 2015) un manque à gagner aux recettes douanières de 700 milliards de dinars (7 milliards de dollars).

M. Mokrani a indiqué, en outre, que «le document portant évaluation de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) sera validé en mars prochain à Bruxelles. « Nous sommes en train de travailler sur la prochaine programmation financière  (2017-2020) qui viendrait accompagner les conclusions communes. Nous aurons  ainsi réussi à remettre sur rail l’accord d’association », a fini par dire le même responsable.

Il faut croire que l’Algérie se rend à l’évidence qu’elle n’a pas les moyens d’imposer à ses voisins du Nord une rééquilibrage des relations économiques entre les deux parties

Elyas Nour