El Profesor Mohktar Hasbellaoui (C izq.), ministro de Salud argelino, y Roberto Morales Ojeda (C der.), ministro cubano de Salud Pública, durante la firma del acta de la XXI Sesión de la Comisión Intergubernamental Cuba-Argelia, el Suplemento No. 1 al Acuerdo Marco de Colaboración en el Campo de la Salud y el Convenio relativo a las Modalidades de Implementación de Cooperación en la Esfera de la Salud, con la presencia de Rodrigo Malmierca Díaz (C detrás), ministro cubano del Comercio Exterior y la Inversión Extranjera, efectuada en La Habana, el 30 de enero de 2018. ACN FOTO/Oriol de la Cruz ATENCIO/sdl

L’Algérie a signé hier mardi des accords avec Cuba. L’île sera approvisionnée de pétrole par l’Algérie durant les trois prochaines années. En échange d’avantages, Cuba s’est engagée à envoyer un nombre important de ses médecins en Algérie.

Ce n’est guère une nouveauté pour les Cubains qui ont envoyé en 2004, plus de 13 000 médecins dans les régions isolées du Venezuela pour répondre au refus des médecins vénézuéliens de s’y aventurer.

Advertisement

Cuba a besoin de pétrole et l’Algérie, dans le cadre de la crise qui mine actuellement le secteur de la santé, semble avoir besoin de médecins habitués à travailler dans des conditions précaires. Les deux parties ont scellé un accord dans ce sens hier

La raréfaction du pétrole vénézuélien a poussé l’île à se tourner vers l’Algérie afin de subvenir à ses besoins en énergie. Une bonne partie de la production nationale sera donc destinée au marché cubain. L’an dernier, Cuba a englouti 2.1 millions de barils de pétrole algérien.

En contrepartie de cette offre généreuse, la Havane s’engage à envoyer un nombre important de médecins en Algérie. Cela a, d’ailleurs été décidé avec le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui, lors d’une visite de travail qu’il a effectué dans le pays. Il faut, tout de même, souligner que ce n’est pas la première fois que Cuba fasse un tel deal. En 2004, elle a envoyé 13 084 médecins au Venezuela en contrepartie d’un pétrole acquis à un prix avantageux. Le tiers de la production vénézuélienne c'est-à-dire 53 000 barils de pétrole par jour était destiné à l’île. Les choses ont bien changées depuis.

Les médecins cubains exerçaient dans des constructions précaires au Venezuela. Les moyens les plus rudimentaires n’étaient pas garantis. Le Venezuela a eu recours aux médecins cubains parce que ses propres praticiens refusaient de travailler dans de telles conditions. Le manque de moyens, le délabrement des établissements de santé et l’insécurité qui y régnait ont agi comme un répulsif.

Habitués à ce type de missions, les praticiens cubains ont pu exercer au Venezuela. Les innombrables missions humanitaires effectuées en Afrique semblent les avoir forgés. Ce qui interpelle, c’est qu’à des différences prêt, la crise que vie actuellement le secteur de la santé en Algérie semble comporter des similitudes avec la situation qui prévalait au Venezuela en 2004.

Devant ce constat on ne peut que s’interroger sur les intentions des autorités algériennes et si cette démarche ne rentre pas dans le cadre des tractations ayant actuellement lieu avec les médecins résidents en grève depuis trois mois.