L’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a bel et bien été limogé suite à des pressions exercées par des hommes d’affaire. C’est ce que semble confirmer l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Said Sadi.

Celui-ci, quelques jours seulement après avoir annoncé son départ définitif de la formation politique qu’il avait fondé près de trente ans auparavant, a publié, sur le site de « middleeasteye », une tribune dans laquelle il s’exprime sur la situation politico-économique du pays. Evoquant le « délitement des mœurs politiques », Sadi a tenu ces propos :

Advertisement

« Inspirée par un groupe de cinq oligarques, l’éviction du Premier ministre Tebboune, en août 2017, soit moins de trois mois après sa nomination, fut révélée par le frère du chef de l’État lors d’un enterrement ! ».

L’homme politique natif de Tizi Ouzou semble certain de ses affirmations. Lorsque Tebboune a été « débarqué » en aout dernier, certains y ont vu une sorte de « représailles » menées contre lui par rapport aux décisions prise des jours auparavant concernant les importations. Il était également question des mises en demeure adressées à des entreprises privées qui étaient en retard dans l’exécution de leurs chantiers.

Entre temps, Tebboune avait demandé à ce qu’Ali Haddad, patron de l’ETRHB et du FCE, ne soit pas présent à une cérémonie qu’il allait présider. Tous ceci avait, selon des observateurs, précipité son départ.

Elyas Nour