Les céramistes algériens risquent de se retrouver dans peu de temps face à une grave crise

à cause de l’incorporation dans la liste des produits interdits à l’importation de deux matières essentielles à cette industrie.

L’Association des céramistes algériens (ACA), présidée par Mohamed Moncef Bouderba, a adressé, aujourd’hui, une lettre au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans laquelle il lui est demandé de se pencher sur ce problème.

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Les deux intrants en question sont la frite et l’engobe. Selon l’association, «à l’heure actuelle, aucun producteur national, n’est en mesure de fournir ni en qualité ni en quantité ces deux intrants». «La fabrication de ces deux matières nécessite des investissements tant dans les équipements que dans la main d’œuvre spécialisés de haut niveau», un processus, estime l’ACA, qui «ne peut se faire du jour au lendemain».

L’Association des céramistes indique, par ailleurs, que «la facture d’importation de tous les fabricants de céramique algériens de ses intrants pour l’année 2017 n’a pas excédé les 34 millions d’euros, alors que celle de l’importation de biscuit de céramique (qui est fabriqué au niveau national avec une qualité meilleure) s’élève à des millions d’euros».

«Les restrictions d’importation devraient, trivialement, toucher els biscuits et les produits finis en céramique, à pâtes rouges, pour lesquels on note une vraie maitrise par les opérateurs algériens», ajoute-t-on de même source.

Le Premier ministre accèdera-t-il à la demande des céramistes ? En tous cas, le ministre du Commerce, Mohammed Benmeradi, a annoncé récemment que la liste des 851 produits interdits à l’importation va être revue à la fin du premier trimestre.

Elyas Nour