Il n’est un secret pour personne que le Mouvement de la société pour la paix (MSP), que préside actuellement Abderazak Mokri, est «inféodé» au président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Dans ce sens, son ancien responsable et membre de son conseil consultatif, Aboudjerra Soltani, a expliqué, aujourd’hui sur la chaine de télévision «El Bilad», comment en 2012 il avait pris attache avec le président turc pour s’excuser de la déclaration faite par Ahmed Ouyahia dans laquelle il demandait à Erdogan de ne pas instrumentaliser la guerre de libération algérienne.

Advertisement

«A fin d’éviter une crise diplomatique, j’ai personnellement contacté le président turc pour lui expliquer qu’Ahmed Ouyahia ne s’est pas exprimé en tant que Premier ministre, mais en tant que secrétaire général de son parti. A ce moment là, il m’a dit que si c’est comme ça il n’y a pas lieu que le gouvernement turc réagisse», a déclaré Boudjerra.

Ce dernier a tenu même a «signaler» que «si la Turquie avait soutenu le colonialisme français durant la guerre de libération nationale c’est parce qu’à l’époque c’est des gauchistes laïcs qui était au pouvoir».

Il faut rappeler qu’en janvier 2012, en réaction à l’adoption par l’assemblée française d’un texte de loi réprimant la négation du «génocide arménien», le président turc avait évoqué le «génocide français commis en Algérie».

Répondant à une question lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion d’une activité de son parti, Ahmed Ouyahia, alors Premier ministre, a affirmé que «chacun avait le droit de défendre ses intérêts mais personne n’avait le droit de faire du sang des algériens un fond de commerce». Les responsables du MSP ont alors accourus vers Erdogan pour s’excuser.

Elyas Nour