La grève des médecins résidents commence à irriter d’autres corps de la santé publique. Les professeurs et maîtres assistants, appelés à suppléer le refus des médecins résidents d’effectuer des gardes, commencent à donner de la voix. Certains d’entre eux appellent même à refuser de servir à la place de leur collègues. Cette pression qui s’exerce sur eux « perturbe la prise en charge  des patients, les consultations et le rythme général des activités au sein de l’hôpital », soutient un maître-assistant qui travaille dans un hôpital de l’Est du pays.

Selon des informations recoupées, le syndicat des maitres-assistants menace de faire grève. Les médecins de ce corps disent qu’ils ne sont plus en mesure d’assurer, à eux-seuls, des urgences et des cas d’extrême nécessité et de faire en même temps des opérations chirurgicales.

Dans la majorité des structures hospitalières, les médecins résidents ont cessé d’accomplir les activités de garde. Des médecins généralistes, des assistants et des spécialistes ont été réquisitionnés. Mais cela ne suffit pas. Des malades ont dû attendre plusieurs heures avant qu’ils ne soient opérés, tandis que d’autres ont vu leur situation empirer faute de soins adéquats.

Pour l’instant, le ministère de la Santé se mure dans le silence !

Akli O.