La Ligue de football professionnel (LFP) n'accepte pas apparemment que quelqu'un lui apporte la contradiction.

Les deux présidents, Mohamed Laïb et Mohamed Lamine Fares, respectivement de l'USM Harrach et du RC Kouba, deux formations de la Ligue 2, viennent d'être lourdement sanctionné pour " violation de l'obligation de réserve", en plus de l'accusation d'"outrage et atteinte à la dignité et à l’honneur d’un membre de la ligue de football professionnel", pour ce qui est du cas du deuxième cité.

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Fares a donc écopé d'un an ferme de toute fonction officielle et deux cent mille dinars 200.000 DA d’amende alors que Laïb a été sanctionné à 6 mois de suspension dont 3 avec sursis et une amende de 200 000 DA.

Les faits remontent au 24 août dernier lorsque les deux présidents se sont exprimés sur la chaine de télévision "El Haddaf" à propos de la non-remise par la Ligue des licences de leurs joueurs. Les deux clubs n'ont pas pu, jusque-là faire, joueur leurs nouvelles recrues à cause des dettes qu'ils ont cumulés. La FAF avait décidé de ne pas accorder de licences pour les équipes professionnelles ayant des salaires de joueurs ou entraineurs non-payés de plus d'un milliards de centimes.

Or, Laîb, tous comme Fares, dénoncent ce qu'ils considèrent être une politique de deux poids deux mesures en évoquant, entre autre, le cas de l'USM Annaba, qui n'a pas été sanctionné et dont les dettes avoisinent les neuf milliards de centimes pourtant. Le Président de l'USMH a également remis en cause l'affirmation du premier responsable de la Ligue, Abdelkrim Medouar, qui a indiqué que ce club algérois a touché un chèque de 2,5 milliards de centimes de droits télés.

D'après lui, avant que ce montant ne lui soit remis, la LFP a exigé, en contrepartie, un chèque de 700 millions de centimes représentant des dettes antérieures. En tous cas, le dirigent du club de Kouba ne veut pas se laisser faire. Il a promis de se référer au Tribunal arbitral des sports de Lausanne, en Suisse. L'affaire pourrait prendre une autre tournure. Le mandat de Medouar à la tête de la LFP, élu durant l'été, ne commence pas dans les meilleures conditions.

Elyas Nour