L’Algérie ne restituera pas les anciens biens immobiliers des pieds-noirs et anciens colons. C’est ce qu’officiellement a fait savoir l’Etat algérien par le biais du directeur général des Domaines, Mohamed Himour. Ce dernier a fait savoir que la législation algérienne régissant les biens vacants est « claire » et qu’en vertu de celle-ci, ces biens appartiennent à l’Etat pour intégrer le patrimoine national. 

Selon la même source, 250.000 biens vacants des pieds-noirs, qui ont quitté l’Algérie après l’indépendance, ont été récupérés par l’Etat algérien à fin 2014, après avoir été recensés entre 2013 et 2014 et ne peuvent faire l’objet de restitution à des étrangers. Les autorités algériennes expliquent également qu’en vertu des lois de 1970, 1978 et 1986, les pieds-noirs qui possédaient des biens en Algérie ont été indemnisés d’une façon forfaitaire et à titre d' »avance sur les créances détenues à l’encontre des Etats étrangers ou des bénéficiaires de la dépossession ».

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait savoir à ce propos qu’un dialogue « approfondi » est engagé avec l’Algérie sur cette question.  Ce dialogue entamé depuis 2012, se déroule dans « l’esprit d’amitié et d’apaisement que le gouvernement français est attaché à préserver dans sa relation avec l’Algérie », a-t-il rassuré dans sa réponse à une question écrite d’un député français. D’après Jean-Marc Ayrault les anciens colons concernés par ce problème sont « libres » de présenter aux autorités administratives et judiciaires algériennes leurs éventuelles demandes de réparation.