Le chanteur algérien de raï Cheb Mami sera dans le box des prévenus pour son procès jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis). L’artiste est arrivé lundi soir à l’aéroport d’Orly où il a été interpellé en vertu du mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice française, a-t-on indiqué de sources judiciaires mardi.

Présenté dans la soirée au parquet de Bobigny où un magistrat lui a notifié le mandat d’arrêt le visant, Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, a ensuite été présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD). Il a été placé en détention provisoire, a-t-on précisé de mêmes sources.

La star du raï, 42 ans, est notamment mise en examen pour « violence volontaire en réunion » et « complicité d’administration de substance nuisible sur une personne particulièrement vulnérable » sur son ancienne compagne, une photographe de presse. Elle l’accuse d’avoir organisé en 2005 un avortement forcé dans une villa à Alger. Une tentative qui échouera, la jeune femme donnera naissance en 2006 à une petite fille.

Le procès du chanteur doit de tenir mercredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

« Ma faute est d’avoir laissé faire (…) Je lui avais demandé d’avorter et elle avait refusé. Ce n’était pas une relation sérieuse et je ne voulais pas d’enfant illégitime« , avait-il expliqué en 2007 au journal « Libération ».

Remis en liberté en février 2007 après quatre mois de détention provisoire contre une caution de 200.000 euros, Cheb Mami s’est réfugié en Algérie, car il était « inquiet pour (s)a mère âgée« . La justice française avait alors délivré un mandat d’arrêt international contre lui.

AP

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