Le ministère des Affaires Etrangères saoudien a adressé une note à d’autres départements ministériels de ce pays pour les mettre en garde contre certains Etats qui ne respecteraient pas « les règles » en matière de lutte contre le blanchissement d’argent et le terrorisme.
L’Algérie figure, avec la Syrie, le Yemen, le Pakistan, Myanmar, l’Ethiopie et la Turquie dans la liste des pays qui « ne respectent pas les dispositions du GAFI », le Groupe d’action financière, qui a été crée par les ministres des Finances des pays membres de l’ONU.
Dans une autre note adressée par le ministère saoudien du Commerce, il est recommandé aux institutions du pays de durcir les « conditions d’identification des clients, afin de connaître l’identité du véritable bénéficiaire, avant toute transaction avec les personnes physiques ou morales dans les pays qui présentent une faiblesse dans leurs dispositifs ou n’appliquant pas les recommandations du Gafi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme». Il demande aussi de «se conformer scrupuleusement aux notes d’avertissement établies par le Gafi, aux résolutions du Conseil de sécurité ou de la commission chargée de l’application du chapitre VII de la Charte des Nations unies en la matière».
Une position étrange pour un pays, connu dans le monde pour être le principal financier des groupes terroristes. Pis, plusieurs publications occidentales ont directement mis en cause les autorités de ce pays dans le financement de groupes djihadistes.

Cette publication aux allures de provocation est, selon toute vraisemblance, une manière de reprocher à l’Algérie son manque de coopération dans l’attaque contre les Houthis au Yémen.
Essaïd Wakli

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