L’ancien ministre de la Défense nationale, le général Khaled Nezzar, a, selon le média français généralement très bien informé Mondafrique, effectué une visite secrète en France ou il a rencontré des personnalités influentes proches du président français. Le but de la manœuvre étant, selon le même journal, de recevoir l’appui de la France pour restaurer l’ancien «système DRS».  

La guerre des clans au sommet de l’État n’a jamais cessé. En tout cas, c’est ce que semble démontrer la dernière intervention survoltée du SG du FLN, Amar Saâdani, qui a affirmé que la pieuvre à cinq tentacules, en allusion à l’ex-patron du DRS, le général Mohamed Median Toufik, tente de reprendre les manettes du pays au clan présidentiel.

Mondafrique a publié, aujourd’hui dimanche, un article faisant état d’une visite de Khaled Nezzar à Paris au cours de laquelle il aurait pris contact avec des personnalités proches de l’Élysée afin de signifier aux responsables français que les anciens du système déchu du DRS sont des interlocuteurs crédibles et incontournables et l’avenir du pays ne peut se dessiner sans eux.

Cette visite a été effectuée sous le sceau du secret, rapporte la journaliste de Mondafrique,  Louise Dimitrakis.  Et on peut le comprendre, car le général Toufik et ses alliés sont, aujourd’hui, réduit au rang d’acteurs clandestins en quête de soutiens extérieurs.  Ainsi, selon le même article, «le général Nezzar a rencontré plusieurs intermédiaires et observateurs proches de François Hollande pour leur transmettre la vision et les positions du clan des anciens dirigeants militaires algériens».

La journaliste de Mondafrique semble vouloir expliquer à travers ces révélations que le groupe des « janviéristes » attendait le moment propice pour se manifester et concrétiser une alliance avec de potentiels alliés français assistant actuellement à un retour inquiétant de Chakib Khelil, considéré comme pro-américain, dans un contexte marqué par une détérioration des relations entre le gouvernement algérien et français.

Massi M.