Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), estime que l’indépendance de la justice en Algérie est tout simplement « absente ».

Le rapport annuel du CNCPPDH sur la situation des droits de l’homme, est encore cette année critique vis-à-vis de la justice algérienne. D’après son président, même si la loi et la constitution algériennes s’inscrivent dans le respect de l’indépendance de la justice, l’impartialité de l’appareil judiciaire relève plus de la théorie que de la pratique. Selon Farouk Ksentini, elle ne fait pas partie de « la culture » en Algérie.

« Dans ses décisions, le magistrat doit faire prévaloir la loi et sa conscience professionnelle », précise le président de la commission, qui a rappelé que le maintien absolu de l’indépendance de la justice est vital, car elle est « la colonne vertébrale de l’Etat de droit et le garant de sa protection ».

Farouk Ksentini avait déjà tenté l’an dernier, à travers son rapport sur les droits de l’homme en Algérie de 2011, d’interpeller le ministère de la Justice, le conjurant de « poursuivre ses efforts pour la consécration de l’Etat de droit et l’indépendance de la justice conformément aux articles 138, 139 et 140 de la Constitution ».

La rédaction avec APS