Mali

L’Algérie a appelé toutes les parties au Mali à « faire preuve de retenue et à reprendre le dialogue pour épargner la région de la spirale des tensions et de l’exacerbation de la crise, conformément au principe de promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains ».

Selon un communiqué de la Présidence de la République, publié ce mardi, l’Algérie a exprimé « sa pleine disponibilité à accompagner activement la République du Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest sur la voie de la compréhension mutuelle sur une vision de solidarité qui préserve les intérêts supérieurs du peuple frère malien.

La présidence a ajouté : « L’Algérie a plaidé pour un dialogue serein et réaliste avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest afin de parvenir à un plan de sortie de crise qui tienne compte des exigences internationales et des aspirations légitimes du peuple malien, ainsi que facteurs internes liés à la dynamique financière nationale.

Le communiqué fait état de « risques graves encourus par le paquet de sanctions annoncé à Accra à la suite de la réunion extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que les contre-mesures annoncées par le gouvernement de la République du Mali ».

Le 6 janvier, alors qu’il recevait une mission financière de haut niveau, la présidence a rappelé « l’insistance » du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sur la nécessité pour les autorités maliennes de transition de s’engager à faire de 2022 l’année de la mise en place d’un et consensuel financier et constitutionnel, visant à pérenniser les acquis et les exigences de l’Accord de Paix et de Réconciliation au Mali.

Le président Tebboune a également souligné la nécessité d’adopter une approche globale à la hauteur de la complexité des problèmes structurels et économiques, ainsi que des défis à relever, dont la lutte contre le terrorisme, et qu’une période transitoire de 12 à 16 mois devrait être raisonnable et justifié.

Le Président de la République a affirmé le souci permanent de l’Algérie pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République du Mali, et a appelé les dirigeants de la période de transition à faire preuve d’un esprit de responsabilité constructive.