Le Syndicat et la direction d’Algérie Poste sont parvenus à un nouvel accord salarial, après un bras de fer de plusieurs mois, marqué par une série de grèves. 30.000 postiers verront leurs salaires revalorisés en conséquence à partir du 1er juillet prochain.

Le Conseil d’administration d’Algérie Poste a validé le 10 juin 2013 la nouvelle convention collective et ses annexes. Ce sont 30.000 postiers qui verront leurs salaires revalorisés en conséquence. Une augmentation allant de 25 à 30%, qui prend effet à partir du 1er juillet prochain.

L’information a été rendue publique hier dans deux communiqués de presse diffusés l’un par l’administration, l’autre par le syndicat de l’entreprise. L’accord, signé mercredi entre l’employeur et les représentants des travailleurs, ne prévoit pas d’application de cet accord avec effet rétroactif. Il porte uniquement sur la nomenclature des postes et la grille des salaires. Les deux parties ont convenu que son application à partir de janvier 2008 serait abordée par la commission mixte chargée de la révision de la convention collective et de ses annexes « mais elle ne le fera pas avant le 18 juin prochain», a indiqué le Syndicat d’Algérie Poste.

La Direction générale de l’entreprise a jugé cette nouvelle grille des salaires « équitable, valorisante et attractive, permettant la transposition de l’ensemble des postes de travail dans 15 catégories s’étalant de la catégorie 8 à la catégorie 22 et couvrant la possibilité de promotions verticales et horizontales à travers 10 échelons ».

Des salaires oscillant entre  26.000 et 58.000 dinars

Les travailleurs sont répartis verticalement en quatre groupes, les agents d’exécution allant de la catégorie 8 à la catégorie 11, les agents de maîtrise de la catégorie 12 à la catégorie 14, les cadres de la catégorie 15 à  la catégorie 17, et les cadres supérieurs de la catégorie 18 à la catégorie 22.

Un agent d’exécution (appariteur, vaguemestre ou agent d’entretien) classé dans la catégorie 8, soit au plus bas de l’échelle, aura un salaire de base de 25.463 dinars, appelé à évoluer suivant dix échelons, de 1 à 10, et percevra un salaire net oscillant désormais entre 26.736 et 38.195 DA. Les facteurs principaux, infirmiers, aides-comptables ou encore les secrétaires et les ouvriers professionnels hautement qualifiés , classés dans la catégorie 11, et pour un salaire de base de 30.972 DA, verront leurs salaires varier entre 32.520 et 46.458 DA. Les opérateurs postaux, caissiers, gestionnaires de stocks, agents de maîtrise classés dans la 12 percevront, eux, des salaires de 33.456 au 1er échelon et de 47.795 DA au 10ème échelon. Les nouveaux salaires des chefs d’établissements, comptables principaux, assistants administratifs principaux et caissiers en chef, classés dans la catégorie 14, seront de 36.507 à 52.153 DA. Quant aux cadres (15 à 17), c’est-à-dire, les responsables de caisse, les chefs de centres, les formateurs, les conseillers clientèles délégués commerciaux et autres organisateurs de courriers et de guichets, ils percevront des salaires variant entre 38.430 DA (catégorie 15, échelon 1er) et 58.746 DA (catégorie 17, échelon 10ème).

Ce sont 30.000 postiers qui bénéficieront de cette revalorisation salariale, obtenue après plusieurs mouvements de grèves ayant paralysé ce service public durant plusieurs jours et des mois de négociations au sein de la commission mixte chargée de la révision de la convention collective, installée dans le sillage des mouvements de protestation.