Abdelmalek Sellal n’en finit pas de faire des siennes. Malgré la crise qui secoue le pays, le Premier ministre affiche toujours le même optimisme démesuré. Pis, il multiplie les affirmations en totale contradiction avec la réalité.

Ainsi, a l’ouverture de la session d’automne du Parlement, le Premier ministre a annoncé que la Loi de Finances 2017 «renforcera les acquis sociaux» et que si augmentations des prix il y aura, elles seront minimes». Plus, Abdelmalek Sellal a affirmé que l’année 2017 sera celle du lancement du «nouveau modèle économique».

Les propos de Sellal ne sont en rien une nouveauté. Mais ils interviennent le jour même où les grandes lignes de la Loi de finances 2017 sont dévoilées. On apprend essentiellement que la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) augmentera de 2 points. La taxe, appliquée sur tous les produits fabriqués ou vendus en Algérie, se situera donc autour de 19%. Une augmentation qui entraînera une hausse générale des prix de tous les produits. Pire, la taxe concerne également des produits comme l’électricité et les carburants ; une augmentation qui se répercutera sur un lot important d’autres produits et services. Une situation qui ne va pas manquer d’impacter considérablement le pouvoir d’achat de la majorité des Algériens déjà mis à rude épreuve.

Il est certes trop tôt pour parler d’une telle éventualité puisque la loi de Finances pourrait connaitre quelques bémols au du Parlement. Mais on sait d’ores et déjà que de telles solutions sont inévitables pour un gouvernement qui fait face à l’épuisement des ressources du Fond de régulation des recettes (FRR), crée en 2002 pour compenser le déficit dans le déficit budgétaire, et qui malheureusement a été mal géré.

Les citoyens seront également touchés par les restrictions qui seront appliquées à l’importation de certains produits. Des pénuries ne sont donc pas à exclure !

Essaïd Wakli