Un vent de panique a soufflé sur la capitale du Canada, Ottawa, mercredi 22 octobre, après qu’un tireur, décrit comme un « terroriste » par le premier ministre canadien, Stephen Harper, a tué un militaire et tiré de nombreux coups de feu à l’intérieur du Parlement avant d’être abattu par la police. Il s’agit du deuxième militaire canadien tué en trois jours, dans ce que M. Harper, avec beaucoup de gravité dans un message télévisé, a qualifié « d’attaques terroristes ».

Mercredi, peu avant 10 heures (16 heures à Paris) un homme identifié depuis comme Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, a tiré sur l’un des deux militaires en faction devant le monument aux morts du centre-ville. Le caporal Nathan Cirillo, 24 ans, a succombé à ses blessures peu après, malgré les massages cardiaques administrés par les secours. Au moins trois blessés ont été admis à l’hôpital d’Ottawa pour des blessures légères.

Très vite le centre d’Ottawa a été totalement bouclé et investi par des centaines de policiers et commandos lourdement armés, soutenus par des véhicules blindés légers. Les bases militaires du pays ont été fermées et les membres des forces armées ont reçu l’ordre de rester confinés, sans uniforme. Face à cette attaque inédite dans l’histoire canadienne, la défense aérienne américano-canadienne (Norad) a été placée en état d’alerte pour « être à même de répondre rapidement » à tout incident aérien. La surveillance a été immédiatement accrue dans les bâtiments publics des grandes villes canadiennes, dont Montréal et Toronto, ainsi que dans les réseaux de métro de ces métropoles.

Lire la suite sur Le Monde

Article précédentRevue de presse. Les journalistes algériens s’inquiètent d’un « net recul de la liberté de la presse »
Article suivantRevue de presse. Ebola : la menace ne viendra pas du Sud