Une série d’attentats à la voiture piégée visant un club d’officiers, un hôtel et des barrages de l’armée syrienne à Alep ont fait au moins 40 morts et 90 blessés mercredi dernier.  Ces explosions ont eu lieu tout près de la célèbre place « Saadallah al-Jabiri ».

Trois voitures piégées ont explosé à Alep, en Syrie, faisant au moins 40 morts et 90 blessés / AFP

« Un militaire a été déchiqueté par l’explosion devant mes yeux. Il y a aussi d’autres morts et des blessés, dont des enfants », avait souligné un citoyen du centre d’Alep.

Des morts et encore plus de morts en Syrie

Trois voitures piégées ont explosé mercredi près de la place du centre ville d’Alep, deuxième ville de Syrie et enjeu majeure du conflit, ont apporté les premiers témoins présents à ce moment. Les deux premières explosions causées par des voitures piégées ont eu lieu à quelques minutes d’intervalle.

Puis une autre explosion s’est produite à « Bab Jnein », un quartier à l’entrée de la vieille ville, à 150 mètres de la place Saadallah Jabiri, près d’un barrage de l’armée régulière.

Par ailleurs, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté de son côté « trois puissantes explosions qui ont secoué la place Saadallah al-Jabriri », précisant que des colonnes de fumée étaient visibles, sans autre précision.

Tous les bâtiments gouvernementaux ont été fermés, a constaté le journaliste.

Qualifiant ces attentats de «terroristes», la télévision officielle al-Ikhbariya a montré d’énormes destructions sur la place, avec au moins deux immeubles totalement effondrés et des cadavres recouverts de débris. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011, qui s’est transformée au fil des mois en guerre civile face à la répression, les autorités assimilent les rebelles à des «terroristes» soutenus par l’étranger.

La Syrie vie-t-elle se qu’a vécue l’Algérie des années 90 ?

La Syrie est le pays ou convergent tout les intérêts géopolitiques, économiques et militaires de la région, et aucun parti ne compte lâcher du leste.

Ainsi, Damas, serait comme un deuxième mur de Berlin ; ou les deux puissances mondiales sont en train de s’affronter avec l’Occident emmené par les Etats Unis et la France mais aussi toutes l’union européenne, l’OTAN et Israël ainsi que quelques régimes arabes qui croient avoir des intérêts communs avec ses pays et de l’autre coté, les forces orientales, emmenés par la Russie et la Chine mais aussi l’Iran ainsi que la majorité des pays anciennement appelés pays non-alignés.

Car pour résumé, Damas, qui est une terre riche en histoire et l’une des anciennes plus grandes dynasties du monde Arabo-musulman faut-il le rappeler ? Elle délimite la nouvelle frontière entre l’Occident et l’Orient. Et la, les choses se compliquent, ce qui n’était pas le cas pour l’Algérie à l’époque du terrorisme mais alors quelle solution pour nos confrères, les citoyens syriens ?

Chaoui A / AFP

 

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