stop La saison estivale est enfin ouverte. La résidence d’Etat de club des pins, elle, reste toujours fermée. Mais heureusement nombre de plages ont été autorisées à la baignade cette année, malgré un étonnant microbe aux conséquences dermatologiques rapportées par la presse. Mais il faut plus qu’un microbe pour dessuader les baingeurs algérois à la recherche d’un peu de fraîcheur en ces temps de canicule.

A l’image de la plage de Kitani où des foules de jeunes peuvent désormais déambuler en maillots trois pièces, djellaba, jean ayant servi à refaire la peinture et autres panta-court.

« Tout un programme » avec en plus le Panaf en toile de fond concocté spécialement pour nous.
Les algériens de France profiteront eux aussi de ce fameux « programme« . Ils reviendront en masse cet été, profiter des plage du « bled« . L’envie de se bourrer de couscous et de Hamoud boualem (boisson nationale) ravive certainement d’anciens souvenir d’enfance en Algérie, mais ce n’est pas tout.

En effet, une promesse électorale plus tard, les autorités invitent les franco-Algériens à passer leur été au bled à coup de promotions sur les titres de transports( euro oblige), alors qu’au même temps elles empêcheraient les algéro-algériens de passer leurs vacances ailleurs. En tout cas tout porte à le croire.

L’Algérie, aurait donc décidé que les algériens (locaux et de la diaspora) dépenseraient leurs argent chez « eux ». Mais faute de structures accueillantes pour tout ce beau monde, de stations balnéaires libres d’accès ou tout simplement de plages propres et calmes où l’exposition d’ un bout de peau féminine ne déclencherait aucune émeute, les choses se passeront à peu près sans grandes encombres, on est « entre nous » après tout. Malgré cela, tout donne à penser que le pays se verrouille, et les tentatives de sortir l’algérien de son trou sont vaines.

La preuve: pratiquement toutes les agences de voyages font les mêmes offres, les publicités où quelles que soient sont identiques ou presque selon la clarté des vitrines, donnant l’impression d’une grande rencontre d’algériens en Tunisie ou en Egypte.

Le carton de cet été, porté à bout de bras par les professionnels du tourisme, annoncé par les medias, dopé par les Mousselssel (feuilletons télévisés) depuis l’hiver afin de mettre en appétit les algériens pour tenter l’aventure turque n’aura finalement lieu. Au grand dame des fans des mohanad et consorts, la saga Antalya annoncée en grande pompes est finalement tombée a l’eau. Lâchée par l’aviation civile algérienne, la Turkish Airlines n’organisera finalement pas de vols directs vers cette ville balnéaire si renommée. Les algériens devront passer par Istanbul pour la bagatelle de 65000DA (juste pour le billet d’avion) avant de rallier à leurs frais la fameuse destination qui fait autant fureur autant chez nous qu’en Europe.

La fièvre turque étant retombée, on pouvait croire que l’algérien allait comme à l’accoutumé filer à l’anglaise en Tunisie. Que non. Même la Tunisie, dernier consolation des algériens pour des vacances hors le pays, se fait désirer. Les autorisation de transports par route sont quasi inexistantes, imposant ainsi à la compagnie aérienne nationale de naviguer sous haute pression.

Seules avantages, les prix restent abordables. Les tendances elles, se seraient adaptées aux habitudes des algériens: c’est « le départ libre » (la débrouille) qui a la cote cette année d’après certains voyagistes. Les prix d’appel sont de l’ordre de 18 500 DA par personne et le produit est un succès. C’est une fois arrivés sur place que les vacanciers algériens seront pris en charge par leurs agences, pas avant. Un parcours du combattant qui n’en est qu’à son début. Même les voyagistes pourtant tenus de faire bonne figure sont obligés de l’admettre: « préparer des congés pour les algériens, c’est pas des vacances » nous a indiqué l’un d’eux, non sans une pointe d’ironie.

Kh_louna

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